Fête « Années 1950 »

Mis en avant

Samedi 1er juin 2024, tout Brindas s’était mis à l’heure des années 1950, le temps d’une grande fête de village organisée par le Vieux Brindas, avec le concours de toutes les associations brindasiennes qui le souhaitaient.

Brindasiens en costumes d’époque, musiques rétro, voitures anciennes… autour de la batteuse entièrement rénovée, mais aussi d’une mystérieuse fontaine publique, qui avait retrouvé sa place historique, pour le plus grand étonnement des Brindasiens.

La météo s’est montrée étonnamment clémente, dans cette très longue période de forte pluviométrie.

Le Vieux Brindas vous propose de vous replonger dans cette journée festive à travers quelques galeries photo thématiques :

Vous pouvez également retrouver la galerie de photos du Progrès.

Fête « Années 1950 » : Place de Verdun

La grand place du village était bien sûr au cœur de cette journée festive, et accueillait de nombreuses animations.

Fête « Années 1950 » : Guignol

Bien évidemment, Guignol a fait partie de la fête, accompagné de son inséparable Gnafron : leurs avatars grand format ont accompagné le défilé, juchés sur un char.

La troupe des Gones à Mourguet a régalé le public avec une pièce spécialement écrite pour l’événement par Alain Fabre.

Retrouvez ci-dessous quelques photos, mais aussi, en exclusivité, le texte intégral de la pièce !

Les années 50

Spectacle Les Gones à Mourguet
Samedi 1er juin 2024 – Esplanade de la salle des fêtes de Brindas

Alain Fabre / Avril 2024

Distribution

  • Guignol : Pierre-Édouard Baudoin
  • Gnafron : Vincent Mini
  • Toinon : Lily Héreng
  • Madelon : Christine Gras
  • Mise en scène : Gérard Truchet
  • Musique…   « Domino » accordéon Y. Horner

GUIGNOL  – Eh ben dis don, mon vieux Gnaf, le Vieux Brindas a mis les petits plats dans les grands, quelle belle fête ! Et pis, te vois, ces années 50, ça nous rajeunit…  

GNAFRON – Oh, moi tu sais, ces années-là, ça me bouligue plutôt… ça me rappelle un mauvais souvenir.

GUIGNOL – Ah bon, dis-y voir !

GNAFRON – Ben çui de 1956,  mon gone.

GUIGNOL – Te veux parler de l’hiver 56, qu’a été le plus froid du XXème siècle ?  

GNAFRON – Pire que ça  !

GUIGNOL – Mais quoi don que c’est, alors ?  

GNAFRON – Une catapostrophe mon Chignol ! En août 56, ces charipes du gouvernement de l’époque avaient-y pas décidé d’interdire de servir du vin dans les cantines des écoles pour les moins de 14 ans  !

GUIGNOL – C’était plutôt bien pour la santé des petits gones… Quoique le vin, c’est ben du jus de fruits, mais quand même…  

GNAFRON – Les pauvres, attendre si longtemps avant de gouter aux bienfaits du Borjolais. Moi, je suis d’accord avec le Louis Pasteur, qu’a écrit « Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ». Quel grand homme !  C’est mon père spiritueux !

GUIGNOL (en riant) – T’es sûr de ça ? Tu parais tellement enragé avec cette affaire !  

GNAFRON  (au public)  – Oui ! Et vous pouvez vérifier sur vos machins électroniques, vous autres, au lieu de vous gondiveler la rate, bande de grands gognands !

TOINON(entrant suivie de Madelon) – Encore en train de gongonner mon chéri, qu’est-ce qui t’arrive ? 

MADELON – On dirait qu’il a la rage.

GUIGNOL – Ah non, ça suffit avec Pasteur !

GNAFRON – T’as raison, parlons d’autre chose, et puis tiens, j’ai soif, je vais aller boire un verre d’eau !

TOINON (affolée) – Quoi, un verre d’eau ! Au secours, au secours ! Vite, vite, appelez les pompiers, le Samu…

MADELON – Quelle horreur, c’est affreux ! La dernière fois qu’il a bu de l’eau, c’était pour son baptême.  

GUIGNOL (avec une bouteille) – Arrête, arrête mon vieux Gnaf, goûte-moi ça, c’est pas du vin de Brindas, tu m’en diras des nouvelles.

(Gnafron boit la bouteille.) 

TOINON – Mais ça va pas, tu nous as fait une de ces peurs !

MADELON – C’est pas Dieu poss, un pareil choc à nos âges, c’est un coup à nous faire défunter. 

GNAFRON (reposant la bouteille et en riant) – Ah, ah, vous y avez cru ! Pourtant vous savez bien que je suis écolo moi, et que je vais pas rien gaspiller de l’eau bêtement !

TOINON – Alors là, t’as bien raison, y faut bien économiser l’eau maintenant. Même, qu’à la télé, y-z’ont dit de faire pipi sous la douche pour pas la gâcher.

MADELON – Quoi ? Mais moi je fais pipi plusieurs fois par jour, alors s’y faut prendre une douche chaque fois, je vois pas l’intérêt. Y racontent n’importe quoi à la télé !

GUIGNOL – C’est comme les émissions. Le meilleur pâtissier, le meilleur forgeron, le meilleur tatoueur, et puis quoi encore ? Pourquoi pas le meilleur proctologue ? 

GNAFRON – Ça nous en boucherait un coin !

TOINON – En tous cas, aujourd’hui, pas besoin de télé pour passer une bonne journée à Brindas avec les années 50, on revit notre jeunesse.

MADELON – Ces tarabâtes du Vieux-Brindas, y-z-ont même remis la fontaine devant la mairerie, comme à l’époque. Si ça pouvait donner des idées…

GUIGNOL – Surtout que maintenant, la vraie on la voit plus, tout au fond du jardin de l’ancienne cure, hélas toujours bien fermé à clef. Et pourtant, cette fontaine, elle appartient à tous les Brindasiens, qui l’ont payée par souscription publique en 1862.

GNAFRON – Et allez ! Vous voulez me gâcher la journée en parlant encore d’eau ! Et quand je pense qu’y en a qui dépensent des milliards pour aller en chercher sur Mars ! Alors que ça coûte que quelques euros en packs de 6 dans les supermarchés ! Heureusement, dans les années 50, on vivait bien à Brindas, y avait au moins 6 ou 7 cafés-bars.

TOINON – Pour seulement un peu plus de 1100 habitants…

MADELON – On a perdu des bars, mais on a gagné des agences immobilières ! Mais y s’est passé quoi don, à Brindas, à cette époque ?

GUIGNOL – Pas grand-chose… Ah si ! Nom d’un rat ! J’allais oublier et c’est important ! En 1957, c’était la création de notre aéroport internationâble, l’ACOL, l’Aéro-Clube de l’Ouest Lyonnais

GNAFRON – Et le 16 juin c’est leur journée « Portes ouvertes » avec des baptêmes de l’air ! Alors, allez-vous envoyer en l’air pour la fête des pères ! Mais, aéroport internationâble, t’y vas un peu fort, quand même. C’est la plus petite piste d’Europe, 435m.

TOINON (en riant) – Ne te fâche pas ! (rêveuse) Plus petite… ça me rappelle quelque chose mon gros pâté ! (se reprenant) Mais je suis heureuse malgré tout, même si en guise de 7ème ciel, on reste au rez-de-chaussée !

MADELON – Moi, c’est la même. Du coup, ça touche peut-être tous les Brindasiens. Vous en pensez quoi les fenottes ?

GUIGNOL – Pfff… Comme si la taille des outils ça comptait, c’est la façon de s’en servir qu’est important.

GNAFRON – Moi je bois aussi bien dans un petit verre que dans un grand, alorsse ça m’est égal !

TOINON – Avec vous, on comprend pourquoi Dieu a créé l’homme avant la femme.

MADELON – Eh oui, il faut toujours un brouillon avant de réaliser un chef d’œuvre !

GUIGNOL – Non, c’était juste pour lui permettre de placer quelques mots ! Mais tiens justement, Et Dieu créa la femme, c’est un film des années 50, mêmement c’était en 1956 avec la Brigitte Bardot

TOINON – Tu te rappelles Madelon, dans ces années-là, on voulait toutes lui ressembler…

MADELON – Oui, ben ça y est, on lui ressemble maintenant !

GNAFRON – C’était aussi une belle période avec les débuts du bikini ! On espérait pouvoir en apincher aujourd’hui des mamans avec juste ces petits bouts de pattes, que cache pas grand-chose, hélas, y-a en pas !

TOINON – Tu veux que je me mette en bikini, moi qui avais des culottes « Petit Bateau » à l’époque et qui maintenant porte des culottes « Gros Paquebots » !

MADELON – Moi j’ai essayé d’en faire, des régimes, mais ça n’a jamais marché. J’en faisais pourtant plusieurs à la fois, parce qu’avec un seul, j’avais toujours faim

GUIGNOL – Tu parles ! C’était comme j’aime ! Comme j’aime les andouillettes, comme j’aime la tête de veau, comme j’aime les matefaims…

GNAFRON – Eh oui, on est loin de la B.B. avec tout ça !

TOINON – Attention ! Maintenant dans la région, B.B. ça veut dire Bruno Bernard, le parsident de la Métropole

MADELON – Sûr qu’il a pas le même attrait, ce n’est pas précisément le même physique !

GUIGNOL – Tiens en parlant de physique, c’est bientôt les Jeux Olympiques. Heureusement, à Brindas, on sera tranquille, pas besoin de QR code pour circuler !

GNAFRON – Moi j’fais pas de sport, pourtant j’ai déjà le corps d’un Dieu.

TOINON – Tu parles ! C’est dommage que ce soit le corps de Bouddha !

GNAFRON – Oui, ben vaut mieux faire envie que pitié !

MADELON – Surtout que Bouddha, il enseigne la méditation, pas le culte du Beaujolais !

GUIGNOL – Ça c’est drôle ! Mais vous qui êtes si malines, vous savez le point commun entre Brindas, les Jeux Olympiques et les années 50 ?

GNAFRON – Ah, ah ! C’est facile, mais elles vont pas y savoir ! Moi non plus j’en sais rien ! (au public) Et vous ?

TOINON – Je crains le pire, avec ce grand gognand qui veut toujours étaler sa prétendue culture !

MADELON – Et la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale !

GUIGNOL – Voilà la mauvaise foi féminine ! Et ben à Brindas, y a le gymnase Alain Mimoun, un immense coureur à pied français, qu’a notamment gagné le marathon des Jeux Olympiques à Melbourne en 1956.

GNAFRON – Bien joué mon gone. Mais j’ai bien peur que cette année, au niveau des résultats, le coq gaulois se transforme en chapon !

TOINON – Pas grave, j’ai des bonnes recettes !

MADELON – Pourquoi que vous êtes si pessimistes ? Rien ne dit qu’on ramènera pas un cuchon de médailles.

GUIGNOL – Il peut y avoir de bonnes surprises, comme en 1958, vous vous souvenez ?

GNAFRON – 1958… 1958… Ah voui, ça y est ! L’année de la constipation de la 5ème République, et que nous dirige toujours.

TOINON – La cons-ti-tu-tion, pas la constipation ! T’es bouché ou quoi ?

MADELON – Sûr qu’avec Gnafron, y a pas de TVA, aucune valeur ajoutée.

GUIGNOL – La surprise de 58, c’est encore une histoire de sport. La coupe du monde de football en Suède, où y a que le grand Brésil de Pelé, le meilleur footballeur de tous les temps, qu’a réussi à nous battre. Et on a eu, et on a toujours, le meilleur buteur, le Just Fontaine.

GNAFRON – Ah non, recommencez pas avec votre affaire de fontaine, j’en peux plus, de vos histoires d’eau !

TOINON – Hou là là ! Tu nous canules avec ta fixette sur l’eau. Il en faut pourtant, l’eau c’est la vie !

MADELON – Pour l’eau de vie, je suis sûre qu’y sera d’accord. Et Guignol aussi, ils font bien la paire pour licher. De toute façon, les hommes y sont tous pareils.

GUIGNOL – Y fallait pas tous les essayer !

GNAFRON – Bien dit mon gone. Pour en revenir aux années 50, vous vous rappelez le bouilleur de cru ? Les Brindasiens faisaient distiller leurs fruits par le bouilleur ambulant et son alambic. Que ça sentait bon !

TOINON – Ah pour sûr, les gones, que c’était la fête au village, et puis on payait pas de taxe, voilà pourquoi c’est supprimé. Maintenant, y nous mettent des taxes de tout partout.

MADELON – Faudra bientôt payer pour respirer ! Je me rappelle aussi, les années 50, c’était l’époque des Renault Dauphine et des premières 2CV Citroën, une drôle de voiture bien souple que plaisait bien.

GUIGNOL – Et la fin des tractions avant, et le début aussi des DS avec leur suspension révolutionnaire. On en voit plus maintenant des DS…

GNAFRON – Si ! Moi j’en ai encore une ! Ma Toinon, c’est ma déesse à moi ! C’est ma 8ème merveille du monde !

TOINON – Ah ben ça alors, je m’y attendais pas ! Mais qui c’est don les 7 poutrônes que tu mets avant moi ?

MADELON – Ma pauvre Toinon ! Les 7 merveilles du monde, c’est pas des poutrônes ! C’est les plus grands sites de l’humanité. Par exemple, la Grande Muraille de Chine ou le Colisée de Rome. Guignol me ferait pas un compliment pareil !

GUIGNOL – Mais moi je t’ai déjà fait le plus beau des cadeaux, je me suis offert à toi gratuitement.

GNAFRON – T’aurais pas gardé le ticket de caisse si elle veut des fois changer !

TOINON – C’est trop tard… De toute façon, y serait plus repris ni échangé, dans l’état où il est !

MADELON – Tais-toi donc espèce de grande bugne ! Je vais le garder tel qu’il est, je suis habituée. Et puis j’y tiens maintenant, comme toi à ton Gnafron

GUIGNOL – Nom d’un rat, quelle déclaration d’amour ! Viens là que je te coque, ma chenuse fenotte !

GNAFRON – Et toi ma Toinon, dans mes bras !

TOINON – Nous revoilà embabouinés comme jamais.

MADELON – Mais ça n’a jamais vraiment cessé, même si des fois ils nous énervent.

GUIGNOL – C’est le sel de la vie et sans nous, la vie serait fade !

GNAFRON – Pour fêter tout ça, je propose que l’on aille trinquer à la buvette.

TOINON – Avec toi, on connaît toujours la fin de l’histoire.

MADELON – Pour une fois, il raison, je suis d’accord avec lui. Et en passant, on ira demander aux chorales ou aux orchestres de chanter rien que pour nous une chanson des années 50, Domino ! Allez on y va !

TOUS – Oui et vive les années 50 !

Musique. Toujours Domino accordéon + en fredonnant pour les marionnettes 

Fête « Années 1950 » : Portraits de Brindasiens

Ils s’étaient costumés dans l’esprit des années 1950 : voici quelques portraits de Brindasiens à l’occasion de la fête de village du 1er juin 2024.

Fête « Années 1950 » : Les véhicules

Lors de cette journée, les brindasiens étaient accompagnés de différents véhicules plus ou moins vintage : voitures d’époque, vélosolex, charrettes…

Tout un chacun pouvait se prendre en photo dans une Peugeot 403 presqu’aussi vraie que nature (quoi que plus plate), réalisée par Laetitia.

Fête « Années 1950 » : L’école des années 50

Les Brindasiens ont pu se replonger dans l’ambiance de l’école primaire des années 1950, en s’essayant à la dictée.

Fête « Années 1950 » : Portraits

Galerie de portraits des Brindasiens costumés années 1950, qui ont participé à la fête d’une façon ou d’une autre.

Fête « Années 1950 » : La Batteuse

Après avoir fait l’objet d’une longue et soigneuse rénovation, et suite à des essais couronnés de succès, la batteuse était pour la première fois présentée au public, en fonctionnement, sur la place de Verdun.

Pour des raisons de saisonnalité, le blé battu provenait de la moisson de 2023.

Fête « Années 1950 » : La Fontaine Publique

À l’occasion des travaux de rénovation de la place en 2013, la fontaine publique (construite en 1862 grâce à une souscription publique volontaire) fut délogée de son emplacement stratégique au milieu de la place de Verdun après un siècle et demi de présence, et reléguée au fond du jardin de la cure.

Le Vieux Brindas a souhaité faire la surprise aux Brindasiens d’un retour de la fontaine publique à son emplacement d’origine, sous la forme d’une réplique plus vraie que nature. Si vraie qu’elle était même capable de dispenser… de l’eau ! (en fine pluie sur les brindasiens médusés)

Même Guignol et la Madelon commentent cet événement dans la pièce des Gones à Mourguet.

Retrouvez ci-dessous le parcours de cet édifice éphémère, qui a participé au défilé avant de prendre position au centre de la place de Verdun pour une journée au centre des festivités et de toutes les attentions.

De quoi donner des idées à une municipalité brindasienne pour faire revenir la vraie fontaine à sa place historique ?

Attention : quelques images de la vraie fontaine se sont mêlées aux photos de la galerie. Saurez-vous les repérer ?

Retrouvez également plus bas le « making of » de la Fontaine 2024. Que d’ingéniosité mise en œuvre par les initiateurs de ce projet fou et merveilleux !

Le jour J

Making of

Fête « Années 1950 » : les Préparatifs

Une fête de cette ampleur nécessite en amont des heures, des jours de préparation, de planification, de coordination…

Merci en particulier aux maîtres d’œuvre de cette manifestation, Christiane et Michael Hughes, qui ont engagé toute leur énergie et leur talent dans l’organisation, ainsi que tous les membres du Vieux Brindas et des associations brindasiennes qui ont consacré du temps à faire de cette journée une belle réussite.

Communication, logistique…

Montage de la scène et du fond de scène