La Soufreuse

Soufreuse

Soufreuse avant rénovation

Soufreuse rénovée

Soufreuse après rénovation

Cette soufreuse hypomobile (ancêtre des sulfateuses) date des années 1900.

Elle a été donnée par la famille Louis et Jean-Marcel L’Hôpital, de Nuelle s/ l’Arbresle.
Il est probable que des modèles similaires fonctionnaient sur Brindas.
Son domaine d’utilisation était les vignes (la voie est étroite).
Le fabricant est Fabre et Fils à Vaison la Romaine.
En mauvais état, nous l’avons remise en état de présentation, et non de fonctionnement.

Fonctionnement

Au départ : était tirée par un cheval ; le vigneron marchait derrière.
Pour son travail, il disposait :

  • d’un brancard pour aider à diriger la machine.
  • d’une commande pour embrayer le fonctionnement  quand il était dans sa vigne.
  • d’une vanne pour régler le débit du soufre.
  • de deux tuyaux (qui étaient en cuir, mais en trop mauvais état pour les garder) pour projeter le produit sur la vigne..
  • d’un réservoir contenant le soufre en poudre.

En marche de travail

Une fois le crabot enclenché et le cheval avançant, l’essieu, muni d’un pignon denté fixe, entraînait une chaîne. Cette chaîne entraînait (par un jeu d’engrenages et de chaînes) deux mécanismes :

  • des vibreurs installés dans le réservoir de soufre (ceci afin que le soufre prenne la forme d’une farine très fine) ;
  • une soufflerie (comme sur une forge) projetait de l’air vers les vibreurs et tamis en direction de la vanne arrière et des tuyaux.

Le vigneron traitait ainsi sa vigne.

L’arrivée des sulfateuses à soufre plus eau, bien plus performantes d’une part, et d’autre part plus aisées à manœuvrer, ont rendu ces soufreuses obsolètes.

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Une réflexion au sujet de « La Soufreuse »

  1. Ces machines projetaient du soufre en poudre car le soufre naturel ne se mélange pas à l’eau et à l’époque les chimistes n ‘avaient pas encore découvert comment le rendre « mouillable ».
    Le Soufre mouillable est un Soufre à 97 % contenant un peu de dextrine et de fiel de bœuf et adhérant bien aux feuilles de vigne par temps humide«  (Duval 1959). On s’est donc efforcé (…) de mettre au point des produits plus adéquats ou d’un emploi plus facile (…): soufres mouillables, fongicides et insecticides de synthèse (Levadoux,Vigne, 1961, p. 80)
    Il faut reconnaître que l’usage des sulfateuses (à dos ou tirée par un cheval) était quand plus pratiques !

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