Mots d'autrefois et Noms de lieux d'aujourd'hui
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Les érudits affirment que BRINDAS est un nom d'origine Celte.
BRINDAS ou mieux BRIANDAS ou encore BRIENDAS (nom utilisé au Moyen Age) veut dire le mont.
DUN est un toponyme courant dans les langues celtiques, il signifie forteresse et secondairement colline. Il se trouve sous la forme "dunon" en gaulois ou plutôt "dūno", latinisé en "dunum", "dun" en gaélique et "din" en gallois et en breton ( dans Dinan). On le rencontre fréquemment dans les textes relatifs à la mythologie celtique, notamment pour désigner la résidence de dieux ou de héros.
On le trouve par exemple en Irlande (Dun Aengus), mais aussi en France, dans le nom de nombreuses villes: Autun, Audun-le-Roman, Châteaudun, Don (Nord), Dun-les-Places, Issoudun (ancienne Uxeldunum), Liverdun, Loudun, Lugdunum qui a donné Lyon, Meudon, Verdun, Château Verdun (Ariège), etc..
Il est maintenant utilisé comme terme général pour désigner de petits bastions, enclaves ou rotondes de pierre en Écosse, comme sous-groupe des oppidums. A certains endroits ils semblent avoir été bâtis sur des crags ou des buttes propices, en particulier au sud du Firth of Clyde et du Firth of Forth.
Le vieux mot gaulois "dunos", château, forteresse, a laissé sa trace dans le nom de beaucoup de villes françaises même lorsque ceux-ci ont été latinisés à l'époque romaine. Le plus souvent, il est associé au nom d’un chef gaulois comme à Verdun justement mais aussi à Meudon ou Loudun. Ou encore au nom de dieu gaulois le plus vénéré Lug comme c'est le cas à Laon et à Lyon dont les deux noms dérivent de "Lugduno". À Châteaudun, on remarque que le nom de la ville dit donc deux fois la même chose la première fois en latin et la seconde en gaulois/celtique.
essartage - essartement - les essarts
Action de déboiser une terre pour la mettre en culture, action d'essarter une terre, un taillis. - par extension: Terre déboisée et défrichée
"C'est par des défrichements souvent temporaires, « sarts » ou « essarts », qu'ils sont parvenus à étendre peu à peu, assez faiblement en somme, le domaine des cultures" - VIDAL DE LA BLACHE, Tabl. géogr. Fr., 1908, p. 69
"Là-bas,
un lièvre coulait dans un sillon; lentement, couleur de la terre. À la frange
de l'étang des Vallées, une ombre était celle d'un chevreuil venu boire au
crépuscule. Dans le clair d'un essart ras, deux perdreaux
ils étaient maintenant accouplés
tendaient le cou l'un près de l'autre." -
VIALAR, Fusil, 1960, p. 30
"La forêt ne fut défrichée que plus tard, soit le long de routes d'essartage, soit en clairières propices à l'habitat isolé" (MEYNIER, Paysages agraires, 1958, p. 107).
"Des essartements qui avaient procuré des terres arables" (L'Hist. et ses méth., 1961, p. 700).
"Essartement sur 30 pieds de largeur prescrit autrefois dans la traversée des forêts par les grandes routes" (CAP. 1936).
Etymologie:
Du bas-latin "exsartum" (défrichement) attesté seulement sous la forme "exartum" d'un "exsarire" composé du latin classique "sarrire" (sarcler).
Les érudits affirment que GARON est un nom d'origine Celte.
GARON âpre, sauvage, certains rapprochent ce nom de GARONNE qui signifierait "la bruyante".
"Nant" est le terme celtique pour désigner une vallée, bien attesté des deux côtés de la Manche...
En France, on retrouve cette racine dans plusieurs noms : Nantes (Loire Atlantique), Nant (Aveyron), le lac de Nantua, et très près de chez nous, Mornant, la vallée de Beaunant dont la traduction est aisée: "belle vallée"...
Un oppidum du latin oppidum (pluriel: oppida) est un lieu élevé, une fortification, un lieu de refuge public, caractéristique de la civilisation celtique, dont les défenses naturelles ont été renforcées par des travaux collectifs. Il est souvent situé sur un lieu élevé (une colline ou un plateau), mais peut aussi être sur une île, un cap, dans un méandre de fleuve, un marais, etc.
Les oppida sont connus notamment grâce aux descriptions de Jules César, dans ses "Commentaires sur la Guerre des Gaules". Ils se caractérisent par des murs de terre et de pierres, renforcés par des traverses de bois assemblées perpendiculairement par de longues fiches de fer de 20 à 30 cm comme à Bibracte. Ce type de mur particulier aux oppida gaulois est nommé "murus gallicus". À l'inverse, dans les îles britanniques, où de nombreuses enceintes fortifiées sont connues, de simples levées de terre ou murs de pierres étaient utilisés, un peu comme les mottes féodales.
La situation des sites d'oppida est connue grâce aux anciens itinéraires, à la toponymie (terminaison en -dun), à la cartographie, à la reconnaissance aérienne. Elle est confirmée ou non par des fouilles archéologiques.
Le nom oppidum est couramment utilisé pour désigner des sites de taille très différente, allant de quelques hectares à plusieurs centaines d'hectares : l'enceinte de l'oppidum de Manching, près d'Ingolstadt en Bavière (Allemagne), a ainsi pu entourer jusqu'à 350 hectares de terrain. D'autre part, les sites connus sous ce nom ont pu être utilisés comme forts depuis le début du premier Âge du fer jusqu'au premier siècle de l'ère chrétienne, la dénomination d'oppidum ne s'appliquant qu'à partir du IIe siècle av. J.-C.. Dès lors, cette diversité se retrouve dans le rôle qu'ont pu jouer les oppida.
Voir aussi DUN
Historiquement, la jachère est l'ensemble des pratiques culturales de préparation des terres arables pour l'ensemencement. Le terme désigne aussi cette terre elle-même. Cette préparation consiste en plusieurs labours dont le but est de détruire les adventices, ensevelir la fumure et accélérer la décomposition de la matière organique.
Contrairement à l'idée couramment admise, la jachère n'est pas un repos de la terre. En effet, la reconstitution des stocks minéraux du sol est beaucoup plus lente. Sans apports extérieurs de fumier, il n'y a pas de renouvellement de la fertilité. La jachère n'est pas non plus pâturée par les animaux puisqu'il s'agit de terre nue. À ce titre, la jachère doit être distinguée de la friche, où la terre est laissée à l'abandon pendant un certain nombre d'années et seulement pâturée par les animaux.
Autres versions contestables:
- Le nom proviendrait du bon pré ou de la bonne terre qui se trouvait près de la maison et de l'écurie, et qui était donc bien fumé.
- Terre que l'on cultiverait par opposition à la terre en jachère.
"Mon seul intérêt généalogique sur les Verchères est dans la région de Vignieu, dans le 38. Comme le mot Verchère signifie une terre en jachère (ou le contraire ?), il doit y avoir un certain nombre de lieux-dits de ce nom dans l'est de la France, d'où sans doute cette autre famille. Il y a de très nombreux Verchère en Rhône-Alpes - Bourgogne en effet..." - Forum sur le nom Verchère
HISTORIQUE:
XVème siècle - "Ledit roy dauphin prend de present la charge de payer à l'ancienne comtesse de Valentinois ce à quoy ledit comte peut estre tenu à elle ou à aultre, à cause de la verchiere ou dot, dont ladicte comtesse ou aultre pourroit faire poursuite ou demande contre ledit comte" - DU CANGE, vercheria."Jehanne, femme de Jehan Furcheron, tient une autre terre ou verchiere contigue à ladite terre" - DU CANGE, vercheria.
ÉTYMOLOGIE:
En Auvergne, valcheire ; prov. vercayrar, doter, donner en dot une verchiere ; bas-latin vercheria, vercherium, bercheria, du bas-latin berbix, brebis (voy. BREBIS). Verqueria est proprement une bergerie, puis un fonds sur lequel on élève des brebis, et enfin un domaine, une dot. Synonymes: Ouche (du celte OLCA, écrit aussi "oche", "housche")Terrain clos, situé à proximité de la maison, mais qui ne se confond pas avec le jardin. C’est une petite parcelle plantée d’arbres fruitiers, de plantes textiles (chanvre), bien fumée, qui a pu servir de pacage, à l’essai de cultures nouvelles comme pommes de terre, chou fourrager, trèfle. C’est toujours une parcelle très soignée. On trouve le terme du Poitou à la Normandie et à l’Auvergne, en Bourgogne.
Autres synonymes: cheintre, meix
VIC
Mot d'origine celtique désignant une habitation, des habitations, un village.
On retrouve ce terme dans de nombreux noms actuels: Vic Fezensac (Gers), Vic sur Cère (Cantal), Vic le Comte (Puy de Dôme), Vic-Montaner (Hautes-Pyrénées), Volvic (Puy de Dôme)
Les érudits affirment que YZERON est un nom d'origine Celte.
YZERON nom de rivière, petite Isère, en Celte "ISUR", se répandant, se dispersant.