LES BLASONS
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LOGO du Vieux-BRINDAS |
BLASON de BRINDAS |
Blason des Sacconay |
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Ancien blason des TALARU devenu le blason de BRINDAS "parti d'or et d'azur, à la cotice de gueules brochante." |
"de sable à trois étoiles d'argent, au chef de même chargé d'un lion issant de gueules." |
COULEURS - Voir Émaux
Les couleurs utilisées en héraldique portent le nom d'émaux.. Les émaux sont partagés en trois groupes qui sont respectivement : les métaux, les fourrures ou pannes et les couleurs. L'« émail » est devenu le terme générique pour exprimer les différentes teintes quel que soit le matériau utilisé.
Prêtez attention SVP au sens du mot couleur qui, à l'origine vient certainement de la matière initiale et de la manière de recouvrir les premiers boucliers et on en a conservé le nom.
Il existe respectivement deux métaux,
deux fourrures proprement dites et leur contre, ainsi que cinq couleurs de
base et une couleur composée qui se situe entre l'or et le rouge. Cette
sixième couleur que l'on peut trouver sous le nom de
« transmutation », peut varier dans sa teinte de l'orangé au
tanné. Une autre couleur destinée à représenter la couleur chair fit son
apparition un peu plus tard et porte le nom de carnation ou carné.
Enfin une toute dernière « couleur » existe et se nomme
« au naturel ». Elle est relativement récente et elle est
parfois utilisée pour représenter les animaux, les fruits ou encore
certains objets dans leur couleur dite naturelle. Elle ne rentre donc pas
directement dans le cadre d'une couleur traditionnelle sachant que le dessin
représenté « au naturel » peut contenir des nuances de
plusieurs coloris.
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L’héraldique est la science du blason, c'est-à-dire l'étude des armoiries (ou armes). C'est aussi un champ d'expression artistique, un élément du droit médiéval et du droit de l'Ancien Régime.
L'héraldique s'est développée au Moyen Âge dans toute l'Europe comme un système cohérent d'identification non seulement des personnes, mais aussi en partie des lignées (le blason pouvant être transmis par héritage en traduisant le degré de parenté) et des collectivités humaines, ce qui en fait un système emblématique unique en un temps où la reconnaissance et l'identification passaient rarement par l'écrit.
Apparue au XIIème siècle au sein des membres masculins de l'aristocratie, elle s'est rapidement diffusée dans l'ensemble de la société occidentale : femmes, clercs, paysans, bourgeois, communautés... Par la suite, on s'en est également servi pour représenter des villes, des régions, des pays, des corporations de métiers.

Les armes d'une ville se disposent sur un
écu, dont le dessin a souvent varié au cours de l'histoire. L'écu de Lyon est
dit "français" et rappelle le bouclier au temps des guerres de
Croisades, sa forme est elliptique et se termine vers le bas en pointe arrondie,
la partie supérieure qui occupe le tiers de la surface (le chef) est coupée
droit : telle est la disposition générale, quoique le contour de l'ellipse
puisse varier. L'écu se compose d'un emblème : un lion dont l'attitude et la
forme sont déterminées; le chef d'Azur (partie haute de l'écu) contient trois
fleurs de lys d'or.
Ainsi c'est l'écu et seulement lui qui constitue le blason, lui seul est sacramentel ; les parties accessoires sont les couronnes murales, les supports, les légendes et les devises. On a donné des formes très variées aux couronnes murales, elles ont dans les armoiries de Lyon trois, cinq ou sept créneaux. Il n'y en avait pas dans les anciens blasons, leur ajout à l'écu est plus tardif. Les supports sont variés ; les légendes sont diverses, parmi les principales :
La position du lion est particulière : il
est "grimpant", c'est-à-dire ayant le haut du corps levé vers le
chef de l'écu, et ne posant que sur ses pattes de derrière, la tête de
profil, la queue retroussée vers le dos avec la houppe retombant en dehors. Sa
patte droite est relevée et dirigée en avant, la gauche est abaissée. Le lion
est très musclé et laisse deviner une grande vigueur. L'extrémité de sa
queue est formée d'une houppe de poils (elle n'est pas fourchue et c'est au mépris
des règles héraldiques qu'on l'a partagé en deux houppes dans les armoiries
lyonnaises du temps de l'Empire), ces précisions peuvent paraître exagérées,
mais il faut comprendre qu'à la même époque des incohérences pouvaient se
glisser dans les représentations.
Le lion entra dans les armoiries de plusieurs familles princières : notamment
dans celles des comtes du Forez quand ces seigneurs étaient en possession du
Lyonnais.
Le lion d'argent est présenté sur un
champ en rouge héraldique (de gueules). Le Gueules, ou rouge, ou vermillon est
sans conteste à rapprocher du symbolisme du sang, c'est une couleur typiquement
chevaleresque. En outre, cette teinte est étroitement liée au symbole chrétien
du Saint-Esprit (langues de feu de la Pentecôte), ainsi qu'au feu et ses
corrolaires: destruction et renaissance.
Deuxième emblème : les trois fleurs de lys d'or sur le fond azur du chef de l'écu.
Elles sont en héraldique les meubles les plus honorables et signifient
historiquement l'annexion du Lyonnais à la France (1312-1320). Précisons que
les fleurs de lys ne sont pas la propriété exclusive de la famille royale des
Bourbons (bien qu'elles en constituent les armes). L'Azur, couleur saphirique,
ou plus vulgairement bleu, est une couleur chère au coeur des Français à
cause du champ des armes de nos rois et pour sa représentation du Ciel, qui est
la plus haute de toutes les choses créées. On lui associe communément les
qualités suivantes: Justice, Humilité, Chasteté, Loyauté et Félicité éternelle.
Au cinquième siècle, quand Lyon devint
une des villes principales du premier royaume de Bourgogne, elle prit pour champ
de l'écu la couleur rouge, de gueules, qui était celle des rois et le chef de
Bourgogne, bandé d'or et d'azur. Mais les armoiries, décrites longuement précédemment,
datent de 1320, année de l'émancipation de la commune lyonnaise par la chartre
d'affranchissement accordée aux citoyens par l'archevêque Pierre de Savoie.
Ainsi, enfin libre, la ville se gouverna elle-même, et c'est seulement à cette
époque qu'elle eut des armoiries régulières et surtout reconnues de tous. Il
est important de préciser que les armoiries ne constituaient en aucun cas un
titre nobiliaire et ne conféraient aucun privilège particulier à la ville.
Aujourd'hui toutes les villes de France ont leur blason dans l'Armorial
national.
Pendant cinq siècles, les armoiries de notre ville n'ont connu aucune modification, cette constance les a en quelque sorte consacrées. L'épisode révolutionnaire de 1789 supprima évidemment en masse toutes les armoiries, il n'y eut aucun blason lyonnais pendant la République (les représentants du peuple à Lyon possédaient un unique et simple cachet représentant la déesse de la Liberté avec comme mention laconique: Représentants du peuple français). Durant cette époque, blasons et armoiries rappelaient de trop mauvais souvenirs: ceux de l'Ancien Régime, que tous préféraient oublier...
L'Empire rendit aux villes et donc à Lyon, en 1809 par décret, leurs armoiries; trois abeilles (symbole impérial) posées de face remplacèrent les trois fleurs de lys que l'on ne pouvait plus garder. La Restauration changea de nouveau la donne, Louis XVIII permit aux villes de reprendre leurs anciennes insignes. Le conseil municipal eut cependant l'idée de solliciter auprès du roi une modification : une épée haute dans la patte droite du lion (afin de rappeler à tous le siège soutenu en 1793 pour la cause royale).
La Révolution du mois de juillet 1830 retira de nouveau les fleurs de lys, signe de la dynastie déchue, sans rétablir les abeilles. Dès lors, les armoiries lyonnaises ne se composèrent plus que du lion et de son épée. La République de 1848 ne s'occupa en aucune manière du blason de la ville. Ultime épisode sous le Second Empire en 1859: le garde des sceaux fit une demande au sénateur Vaisse, chargé de l'administration du département du Rhône afin de redonner à la Cité des Gaules son blason originel: le lion accompagné de ses trois fleurs de lys...
Nous trouvons aujourd'hui les armoiries de la ville sur quelques monuments publiques dont le pont de l'Université, proche des facultés dans le septième arrondissement. Les armes de Lyon sont aussi représentées sur l'ancienne tenture murale du Grand Salon Rouge du musée des Tissus (rue de la Charité, dans le septième arrondissement)."Quand une cité a porté pendant cinq siècles des armoiries reconnues par l'histoire, par le pays, et par des livres officiels qui font loi, elle doit les garder à toujours, tout comme un monument qui est à jamais identifié avec son existence".